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Fait divers

Le Raid est intervenu dimanche soir, à Savigny-le-Temple, pour libérer une adolescente de 16 ans, révèle Le Parisien. Elle était séquestrée par trois hommes qui, selon les messages d’alerte qu’elle a lancés sur les réseaux sociaux, la forçaient à se prostituer.

La jeune fille, que ses parents, originaires de Besançon, pensaient dans le sud de la France avec son petit-ami, avait envoyé un message alarmant à sa mère le dimanche matin. Dans ce SMS, elle se disait séquestrée et menacée de mort à Savigny-le-Temple. Elle a également renouvelé cet appel à l’aide sur le réseau social Snapchat.

Après vérification (géolocalisation de son téléphone et repérages de policiers en civil à l’adresse), les policiers d’élite du Raid se sont alors rendus sur les lieux, dans un immeuble de l’avenue Pierre-Mendès-France, pour la libérer. La jeune fille est sortie « en pleurant de l’appartement » et a expliqué aux policiers qu’elle était « séquestrée depuis plusieurs semaines et obligée de se livrer à la prostitution », a indiqué le commissaire Mazerolle.

Trois hommes et une femme interpellés

Toujours selon les informations du Parisien, ils ont pénétré dans l’appartement à 19h30, délivrant la jeune fille, simplement vêtue d’un maillot de bain. Dans l’opération trois hommes âgés de 23, 24 et 25 ans, ont été interpellés. À l’arrivée des policiers, ces trois hommes ont tenté de s’enfuir par le jardin de l’appartement situé en rez-de-chaussée. Le plus âgé, « bien connu des services de police », est né en 1992. Les policiers ont également arrêté une femme, une Brésilienne née en 1998, sur laquelle a été trouvé un chargeur.

Dans l’appartement, les policiers ont retrouvé des préservatifs, neufs et usagers, ainsi qu’un pistolet automatique.

Après des examens gynécologiques aux Urgences, l’adolescente a été placée, le temps que ses parents viennent la récupérer, dans une famille d’accueil de la région parisienne.

« On est en train de faire les vérifications, d’auditionner et de recouper les versions des uns et des autres », a déclaré la procureure de Melun, Béatrice Angelelli.

La sûreté départementale est chargée de l’enquête.

Source : LeParisien.fr

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